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MONTAGNES ET VALLÉES DU HAUT ATLAS

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TOUS LES MASSIFS DU HAUT ATLAS

 

Le Haut Atlas ( en arabe : الاطلس الكبير) est une chaîne montagneuse marocaine orientée sud-ouest/nord-est. Cette chaîne appartient au massif de l'Atlas et plus précisément, à l'un des trois éléments de l'Atlas marocain, les deux autres étant le Moyen Atlas et l'Anti-Atlas.

C'est le massif le plus élevé d'Afrique du Nord, parfois surnommé le « toit du Maroc » ou encore, le « toit de l'Afrique du Nord ». Il forme une immense barrière d'environ 750 kilomètres de longueur qui délimite le Maroc saharien du Maroc atlantique et méditerranéen. Il constitue la pièce maîtresse des étendues de haute montagne marocaine — dont l'ensemble couvre 100 200 km2 de superficie.

La population, principalement berbère amazigh, vit du pastoralisme et de l'agriculture.


 

 

Sommaire

1 Relief
1.1 Haut Atlas occidental
1.2 Haut Atlas central
1.3 Haut Atlas oriental
2 Climat
3 Biodiversité
3.1 Faune
3.2 Flore
4 Tourisme
5 Notes et références
6 Annexes
6.1 Articles connexes
6.2 Liens externes


 

Relief


Les cascades d'Ouzoud (110 mètres) dans le Haut Atlas.

Le relief du Haut Atlas se divise en trois entités différentes, d'ouest en est, le Haut Atlas occidental, le Haut Atlas central et le Haut Atlas oriental.
Haut Atlas occidental

Le Haut Atlas occidental est le massif le plus ancien, constitué de formations jurassiques ou crétacées entaillées de vallées profondes. Son point culminant est le djebel Toubkal à 4 167 mètres d'altitude, visible de Marrakech. Le parc national de Toubkal est créé en 1942 en raison de la biodiversité et de la richesse naturelle du djebel Toubkal.
Haut Atlas central
Village du Haut Atlas

Le Haut Atlas central est un massif essentiellement calcaire, morphologiquement dominé par des zones tabulaires culminant à 2 500 mètres d'altitude, qui s'étend d'Azilal à Ouarzazate.

Le djebel M'Goun (4 071 mètres) est le sommet le plus haut de cette partie du Haut Atlas. On y rencontre une population berbère réputée pour son hospitalité.
Haut Atlas oriental
Djebel Saghro

Le Haut Atlas oriental est formé des vastes plateaux d'altitude de la haute Moulouya. Ces plateaux s'étendent de Midelt — province de Khénifra, abritant le djebel Ayachi (3 747 mètres) — à Imilchil — province d'Errachidia, où se trouvent le djebel Saghro et le massif ancien de Tamlelt dont la bordure nord est occupée par ses plus hauts sommets, tel le djebel Ayachi (3 760 mètres).

L'altitude s'affaiblit vers l'est, où débute le domaine des hamadas (zone pré-saharienne).

Ce massif est devenu un site paléontologique de renommée internationale, à la suite de la découverte des ossements d'un dinosaure alors inconnu, l'Atlasaurus, dinosaure quadrupède herbivore d'environ 18 à 20 mètres de long qui peuplait le Maroc il y a 165 millions d'années (Jurassique moyen). Un autre dinosaure d'environ neuf mètres de long a été baptisé Tazoudasaurus naïmi, du nom du village de Tazouda où il a été découvert (à 70 kilomètres de la ville de Ouarzazate). Il est plus ancien que le précédent (environ 180 millions d'années) et pourrait bien être l'« ancêtre » des sauropodes d'Amérique du Nord qui, eux, ont 140 millions d'années — une époque où l’Afrique du Nord et le continent américain étaient soudés.


LE CLIMAT

On rencontre dans le Haut Atlas deux types de climats montagnards.

L'un, subtropical océanique, se manifeste sur les versants nord et sud de la partie occidentale (jusqu'au djebel Toubkal) ainsi que sur le versant nord de la partie centrale (du Toubkal jusqu'à Imilchil). Exposés aux perturbations venant de l'Atlantique, ils sont relativement humides avec des précipitations espacées mais parfois diluviennes. Il tombe entre de 600 et 1 000 millimètres d'eau par an en moyenne. La sécheresse estivale, entrecoupée d'orages, est intense. L'enneigement est généralement tenace au-dessus de 2 500 à 3 500 mètres de novembre à avril et peut persister de septembre à juin pour les hauts sommets (avec de grosses variations selon l'exposition). Quelques rivières ne sont jamais asséchées (asif Melloul, oued n'Fis, oued Tessaout, etc.), alimentant de fertiles bassins d'altitude : Aït Bou Guemez, Imilchil, etc. Ces conditions permettent l'existence de la forêt (pins, chênes verts, thuyas, etc.) mais celle-ci décline à cause du triple effet de l'asséchement du climat, de la surexploitation (chauffage et construction) et du surpâturage ovin-caprin.

L'autre type de climat, semi-désertique continental, se manifeste sur le versant sud de la partie centrale (du Toubkal à Imilchil) et toute la partie orientale (au-delà d'Imilchil), avec des amplitudes thermiques marquées. S'étendent là de hautes steppes, des déserts de pierres et plus rarement de sable, et quelques vallées pourvues en eau où l'agriculture, très localisée, est possible. La forêt est quasi absente. Ce climat est assez semblable à celui des montagnes Rocheuses du sud des États-Unis[réf. nécessaire].
Biodiversité
Faune



Les félins : Le lynx caracal, ainsi que le léopard de Berbérie existe, mais dans une zone très limitée. Les mammifères courants sont surtout des nocturnes : belette, chacal, renard et porc-épic. Les sangliers sont très répandus dans les chênaies. Le mouflon n’est visible qu’entre 2 000 et 4 000 mètres. L’écureuil de gétulie s’observe facilement. Le magot, un singe de la famille des macaques, fréquente les gorges du Haut–Atlas et les cédraies du Moyen–Atlas.

Les couleuvres sont présentes jusqu’en haute montagne, tandis qu’on ne trouve qu’un seul reptile venimeux, la vipère de lataste (longue de 30 à 40 centimètres). Quant aux truites, elles vivent en altitude dans les ruisseaux.

On trouve de nombreux rapaces, comme la buse féroce, l’aigle botté, le circaète, l’épervier, la crècerelle, le faucon pèlerin et jusqu’à 4 000 mètres, l’aigle royal ou le gypaète. On peut observer aussi le pigeon biset. Deux espèces sont communes aux régions montagneuse du Proche–Orient : le bouvreuil à ailes roses et l’alouette hausse-col, identifiable aux plumes jaunes de sa tête. Les oiseaux migrateurs franchissent la chaîne de l’Atlas, au printemps et en automne, à des altitudes élevées. Le pipit des prés niche en Europe et passe l’hiver dans les basses vallées de l’Atlas.
Flore

La végétation se présente de façon étagée entre la plaine et la montagne. Au premier étage (850 à 1 200 mètres), le doum (palmier nain) voisine avec le thuya de barbarie, le caroubier, l’olivier sauvage, le pistachier lentisque et le laurier–rose. Y abondent lavandes, cistes et genêts. Parfois, le thuya est associé à diverses sortes de genévriers. En moyenne montagne (1 000 à 2 000 mètres), l’humidité augmente et le chêne vert domine, mêlé de genévriers rouges.

Sur les hauts plateaux et les hautes vallées (2 000 à 2 500 mètres), les arbres disparaissent, remplacés par des genêts et des plantes buissonnantes. Le seul qui subsiste est le genévrier thurifère sur les versants nord ou ouest. En mars et jusqu’en juin, une pelouse humide apparaît sur les plateaux, égayée de narcisses. Seuls les coussinets épineux se maintiennent en haute montagne (à partir de 2 500 mètres) : l’alysson au feuilles grises, le buplèvre, le cytise de balancsa, un genêt à fleurs jaune, la sabine piquante.

Au–dessus de 3 600 mètres, les coussinets disparaissent et la végétation est absente. Le leucanthème de l’Atlas, une violette à feuilles épaisses, fleurit au sommet du Toubkal. La végétation a été dégradée par l’homme est ses troupeaux, au point de ne plus pouvoir se régénérer. Autrefois de belles chênaies devaient couvrir les versants de l’Atlas, aujourd’hui on tente de les reboiser, semble–t–il avec succès, avec des plantations de pins d’Alep.
Tourisme

La traversée du Haut Atlas marocain, sur le tracé des trois parties de l'Atlas, a été réalisée en plus de 50 jours1,2,3.
Notes et références

↑ Michael Peyron, La GTAM - La grande traversée de l'Atlas marocain, 1988.
↑ Jeffry Tailer et Driss Hemmi, « Among the Berbers », National Geographic, janvier 2005.
↑ Among the berbers [archive]

Annexes
Articles connexes

Moyen Atlas
Anti-Atlas
Sommets du Maroc de plus de 4 000 mètres

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MONTAGNES ET VALLÉES DU HAUT ATLAS MAROCAIN

L’UNESCO décerne le Label « Global Geopark » au Géoparc du M’Goun, au cours d’une cérémonie qui s’est tenue au Canada le 22 septembre 2014 Le Bureau du Réseau mondial des Géoparcs, émanation de l’UNESCO, a décerné, lors de la 6e Conférence mondiale des Géoparcs, qui s’est tenue du 18 au 22 septembre 2014 à « Stonehammer Geopark » au Canada ; le prestigieux label « Global Geopark » au Géoparc du M’Goun, parmi 11 nouveaux géoparcs situés dans sept pays européens et asiatiques (Chine, Japon, Espagne, Portugal, Danemark, Autriche et France).
Le Maroc, premier pays arabe et africain à intégrer ce réseau mondial, a été honoré à travers la labellisation du Geoparc du M’Goun, situé dans la région Tadla Azilal, devenu « Global Geopark », appelé de ce fait à constituer le chef de file du futur Réseau africain des Géoparcs.
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Ph : Flickr - David Ooms
Labellisation
Pour obtenir le label « Global géopark », les géoparcs candidats au label, doivent présenter un territoire qui recèle un patrimoine naturel, géologique, culturel et architectural, riche et varié, être doté d’une structure de gestion appropriée et dédiée, et d’une stratégie de développement socio-économique, s’appuyant entre autres sur le tourisme durable, et notamment le géotourisme. Le Réseau mondial des geoparks compte aujourd’hui 111 territoires répartis dans 32 pays. Il regroupe des sites qui proposent un patrimoine géologique exceptionnel, du point de vue scientifique ou pour sa rareté ou sa beauté, et qui mettent ce patrimoine au service de la promotion du développement durable des communautés qui y vivent.
Le Réseau mondial a été créé en 2004 avec l’appui de l’UNESCO afin d’encourager la coopération entre experts et praticiens du patrimoine. Il vise également à mieux faire prendre en compte les risques géologiques et l’importance des stratégies permettant de réduire ces risques, à lutter contre les effets du changement climatique et mieux gérer les ressources naturelles.
Le Géoparc du M’Goun
La genèse du projet
Initié dès l’an 2000, par l’APPGM (Association pour la Protection du Patrimoine Géologique du Maroc) et porté par le Conseil Régional Tadla Azilal, le projet du Géoparc du Mgoun bénéficie de l’adhésion des représentants des collectivités locales de la région, concrétisée par la signature d’une convention-cadre entre la Région Tadla Azillal, les Groupements de communes de la Région et de l’APPGM. Le projet a obtenu également le soutien de plusieurs organismes publics et privés. C’est ainsi que des conventions de partenariat ont été signées avec le ministère de l’Énergie et des Mines, le ministère de l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement, le Secrétariat d’État au Développement Rural et la société Holcim (Maroc).
En 2004 et 2005, les instruments juridiques et institutionnels ont été mis en place. Une association ad hoc a été également créée, l’Association du Géoparc du Mgoun (AGM), en vue d’accompagner la création et la concrétisation du projet de Géoparc. C’est alors que le projet du Géoparc du M’Goun ainsi que le musée du Géoparc d’Azilal, ont été officiellement présentés à Sa Majesté le Roi, le 8 avril 2008 lors de la visite royale à la ville d’Azilal
Périmètre et principales composantes du Géoparc du M’Goun
Le Géoparc du Mgoun est situé dans le Haut Atlas central. Il est limité, au Nord Ouest par la Route reliant Béni Mellal et El Kelâa des Sraghna, à l’0uest par la route Bzou-Demnate et la Tessaout, et au Sud, par les reliefs de l’Ighil M’Goun. Le Haut Atlas central, berceau du géoparc du M’Goun, le plus élevé et le plus vaste des grands ensembles montagneux du Maroc (4070 m) est un puissant massif qui a pu préserver l’originalité de sa nature et de sa personnalité et recèle encore un énorme potentiel géologique, naturel et humain.
Le patrimoine géologique du géoparc du M’Goun, minéralogique et paléontologique est exceptionnel et suscite l’intérêt de la communauté scientifique nationale et internationale. Ce territoire, renferme nombre de géosites de sites géotouristiques et des sites archéologiques de grande valeur, tels que les empreintes de dinosaures, les gravures rupestres, les Cascades d’Ouzoud, le pont naturel d’Iminifri, le Rocher de Mastfran, des sites architecturaux, et des sites à intérêt biologiques et écologiques. Sur le plan humain, un patrimoine vivace est le témoin de la présence séculaire des peuples amazighs sur ces terres. Leur culture traditionnelle est vivante compte un riche répertoire d’expressions artistiques variées, un artisanat de qualité, une architecture vernaculaire en terre crue et des édifices monumentaux remarquables, comme en témoigne encore aujourd’hui les greniers fortifiés ou perchés.
Le Label est une reconnaissance, mais c’est aussi une responsabilité. C’est cette grande richesse, ainsi que la prise de conscience que les différentes parties prenantes, ont manifestée pour la protection de ce patrimoine, qui a convaincu les instances de l’UNESCO de la crédibilité de l’engagement de la démarche marocaine, et de l’intérêt d’inscrire ce Géoparc dans le réseau mondial du Global Network.
Compte tenu de la portée de cet événement, une cérémonie officielle sera organisée à Azilal, dès que la date en sera convenue avec les responsables de l’UNESCO, pour permettre aux parties prenantes locales de s’approprier cette reconnaissance et donner à ce succès le rayonnement qu’il mérite à l’échelle nationale.
Ce label est une reconnaissance internationale du plus grand intérêt, certes, mais aussi une responsabilité. Nous sommes en effet conscients que la pérennité du label de l’UNESCO implique une stratégie de conservation à long terme, la mise en œuvre de moyens adaptés, et la poursuite de la coordination entre le Conseil Régional et les parties prenantes, en particulier l’APPGM, et les communautés locales, pour assurer aux différentes composantes du Géoparc une qualité durable et préserver ainsi cette reconnaissance.

http://www.zigzag-francophonie.eu/MAROC-Le-Geoparc-M-Goun-labellise